Accéder au contenu principal

Une présence dérangeante - Oumaima Hajjaji







Vous connaissez certainement de qui je parle, peut-être pas.

Elle est habillée en noir, vous arrivez à peine à distinguer sa présence et sa silhouette même sous les spots les plus brillants du monument le plus grand au monde, elle est là, elle vous observe, vous sentez son regard peser sur vos épaules, votre cage thoracique et même parfois votre estomac. Son aura est tellement puissante que ça devient impossible de vous concentrer sur autre chose. Même si toute l’humanité est autour de vous, vous ne prêterez attention qu’à elle et à elle seule.

Lorsqu’elle fait sa visite une fois tous les ans ça ne dérange pas, mais une fois qu’elle prend ses aises, elle vous fait savoir qu’elle sera là souvent, très souvent même. Mais bien sûr qu’elle ne va pas manquer les évènements les plus importants de votre vie comme un deuil, un échec ou même un examen qui sera tranchant dans votre vie. Malheureusement elle va vous faire comprendre d’une manière ou d’une autre que c’est elle qui va décider de votre sort, vous n’aurez aucun mot à dire, elle a la main haute. Mais dites donc, vous ne connaissez toujours pas qui est-elle ?

Faisons durer le suspense encore plus, c’est plus amusant comme ça, elle adore les énigmes et les jeux. Oui, oui c’est ça, jouer. Nul besoin de vous dire que vous êtes son jouet préféré. Elle aime vous faire perdre la tête, vous êtes sa chère petite marionnette. 

Elle aime vous englober par sa carrure imposante et sombre, dès qu’elle se présente, le ciel devient gris, même si c’est le jour le plus ensoleillé de l’année, les fleurs fanent en plein printemps, tout vous parait triste, aigri et mélancolique. Vous êtes encore là ? 

Eh bien je vais vous dire qui elle est, c’est votre grand bobo mental, psychique ou psychologique. 


Pour ma part, je dirai que c’est mon anxiété que je tiens à saluer par mes doigts centraux et que j’espère vaincre malgré la rancœur intense que j’éprouve à son égard, elle qui fait éveiller mes peurs et provoquer mes pleurs.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

أن تنجو لتضيع

**الخريف الأول** أربعة حيطان تتكئ على بعضها البعض لتشكل في الأركان زوايا حادة أكثر من كونها قائمة، ولا تملك لنفسها ما يشد أزرها إلا سارية واحدة في المنتصف، فتظهر مظهرًا تعِبًا مُعابًا. لكن ما إن تغادر الشمس خدرها وتغزل أول غزلها، حتى تلبسه هذه الغرفة الكئيبة، فتَبُثَّ فيها من نور الحياة وبهجتها ما تبثه قطعة الحلوى في فم الطفل الصغير، وذكر الإله في فؤاد الشيخ الضرير. يستيقظ هو، عتيق الوجع، يابس الجذع، يذوي مع كل خطوة يخطوها نحو النافذة. يفتح علبة السجائر ليدخنها كلها، يرمي بنفسه في براثن الموت ليحيا. يستنشق الدخان ملء رئتيه، وتكاد عظامه الهزيلة تطِقُّ من انتفاخ صدره في محاولة يائسة أخيرة أن يستنشق الوجود، أن يمتصه، أن يحسه… لكنه منوّم ومشلول، غائب ومُغيَّب في أغوار الألم. أطلق الهاتف رنينه للمرة الثالثة وسط ضباب غرفته ورأسه، ثم أجاب: – ألو؟ – يا ابني، يا سعيد، مَرّ أسبوع ولم تزرني. مُرّ عليّ هذا الصباح، فقد حضرت كل الوصفات التي تحبها. وهذه بداية الخريف، وتحتاج إلى إفطار دافئ ورفقة. مُرّ عليّ ودعني أطمئن ...

The last confession

Parents are forgotten gods. My first act of worship was not a prayer but irrevocable love for my parents. It was easy to cast parents as gods when they were your eyes to a new life. The slow movement of your mouth as your teeth grind food, the small steps that you take confidently in a stride now, the smile that goes too wide because there is no shame in showing a moment of joy: all of my parents’ teachings live through me. I was their New Testament, their Vedas, their Torah, and so were they to me. Their voices wrestled in my head at every decision. What would my parents do? In moments of fear, I reached for the safe blanket of parental security to take cover in. Their ideas seemed so big and inconceivable. My inexperience ascended them to the pedestal of gods. I sought their blessing as earnestly as any believer. Heaven was the small smile of approval. Hell was the disappointment concealed behind indifference. It was important to maintain this balance, albeit impossible; my brain fou...

Le poids du savoir

  J’aurais préféré que mes yeux restent bandés par l’ignorance, et que mon cerveau reste occupé par les futilités de la vie. Hélas, j’étais avide de savoir et de connaissances. Je voulais illuminer les esprits, être l’émissaire de la conscience humaine, rétablir la justice dans ce monde, m’engager dans tous les combats sociaux et rester fidèle à mes principes. En d’autres mots, j’avais foi en l’humanité. Je n’étais pas prêt à confronter le monstre que représente la cruauté humaine. Je savais très bien qu’elle existait, j’avais subi ses atrocités, mais j’étais convaincu que la bonté existait aussi et qu’il fallait simplement persister . On peut dire que je me racontais des sottises. À l’instant où j’ai voulu m’engager sur le chemin de la lutte contre les injustices et prendre part au combat, j’ai ouvert les yeux sur un monde qui ne connaît guère de limites, un monde dénué de justice. Un monde où les voix des minorités sont étouffées, écartées du champ médiatique, tandis que les bour...